Etat des lieux

Il est délicat de réaliser un état des lieux exhaustif concernant la lecture en prison. En plus de pratiques silencieuses qui passent principalement sous les radars de l’institution, les lieux qui permettent la lecture en prison – principalement les bibliothèques – ne sont pas uniformisées à l’échelle nationale comme internationale.

Affiche des Journées des associations au musée du Quai Branly, dans le cadre desquelles Lire C’est Vivre a participé à une table ronde autour des actions culturelles à destination des personnes détenues.

C’est là le sens et l’utilité des recommandations de l’IFLA, qui servent avant tout de cadre de référence, dont il faut rappeler les principales orientations. La bibliothèque de l’établissement pénitentiaire doit jouer un rôle important dans l’ensemble de l’environnement carcéral où elle a tout à la fois vocation à être :

[Extrait de la fiche technique n°4 qui accompagne la circulaire de 2012]

• un lieu ressource de lutte contre l’illettrisme et de soutien en matière de programmes éducatifs en lien avec les enseignants ;

• un lieu de formation et de professionnalisation ;

• un centre de ressources pour l’approche de toutes les disciplines ;

• un lieu d’information et de consultation de la presse ;

• un lieu de loisir ;

• un lieu de socialisation et de construction de soi.

Toutefois, ces recommandations paraissent ambitieuses si on les compare à la réalité de la situation des bibliothèques de prison aujourd’hui. Cette situation est loin d’être la même dans l’ensemble des établissements pénitentiaires. Se démarquent cependant quatre modes d’organisation gérant et animant une bibliothèque en milieu carcéral :